Une comptabilité libérale qui a ses propres règles
Quand vous exercez en nom propre, vos revenus sont imposés dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC). La logique est celle d'une comptabilité de trésorerie : on retient les honoraires réellement encaissés et les dépenses réellement payées dans l'année. Une facture envoyée en décembre et réglée en janvier compte donc pour l'année suivante, ce qui change pas mal de choses quand on pilote son revenu.
Deux régimes existent. En micro-BNC, possible tant que vos recettes ne dépassent pas 83 600 € (seuil 2026), vous déclarez simplement vos recettes et l'administration applique un abattement forfaitaire de 34 %, avec un minimum de 305 €. En déclaration contrôlée, obligatoire au-delà du seuil et possible sur option en dessous, vous déduisez vos vraies charges et déposez chaque année la déclaration professionnelle n° 2035 avec ses annexes.
Le calcul est vite fait sur le papier : si vos charges réelles dépassent 34 % de vos recettes, la déclaration contrôlée devient en général plus intéressante. Loyer d'un cabinet, matériel, logiciels métier, assurance responsabilité civile professionnelle, cotisations ordinales, déplacements : chez beaucoup de libéraux installés, la balance penche vite de ce côté.
Votre caisse de retraite dépend de votre profession
Les professions libérales ne cotisent pas toutes au même endroit pour leur retraite. C'est l'une des premières choses que nous vérifions à l'installation.
La CIPAV
Elle couvre une liste limitée de professions réglementées : architectes, architectes d'intérieur, économistes de la construction, géomètres experts, ingénieurs conseils, ostéopathes, psychologues, psychothérapeutes, ergothérapeutes, diététiciens, chiropracteurs, psychomotriciens, guides-conférenciers, moniteurs de ski et guides de haute montagne, entre autres.
Les caisses des professions de santé
Les médecins relèvent de la CARMF. Les infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes relèvent de la CARPIMKO. Notre page dédiée aux professionnels de santé détaille leurs spécificités.
Les autres caisses de la CNAVPL
Notaires, pharmaciens, vétérinaires, chirurgiens-dentistes ou agents d'assurance ont chacun leur propre caisse au sein de la Caisse nationale d'assurance vieillesse des professions libérales.
Les libéraux non réglementés
Consultants, formateurs, graphistes, développeurs : ils relèvent du régime de la Sécurité sociale des indépendants pour la retraite. Leurs règles sont détaillées sur notre page expert-comptable freelance.
AGA et OGA : ce qui a changé
Pendant des années, adhérer à une association de gestion agréée (AGA) était presque un réflexe pour un libéral au régime réel. Les non-adhérents voyaient leur bénéfice majoré de 25 % pour le calcul de l'impôt. Cette majoration a été réduite progressivement, puis supprimée à partir de l'imposition des revenus 2023.
La loi de finances pour 2025 est allée plus loin : le régime des organismes de gestion agréés a été supprimé à compter du 16 février 2025, et la réduction d'impôt pour frais de comptabilité et d'adhésion a disparu avec lui. Si vous payez encore une cotisation par habitude, il est utile de vérifier ce qu'elle vous apporte aujourd'hui. Nous faisons le point avec vous, sans a priori.
« Il sait trouver les mots pour expliquer simplement des concepts complexes en comptabilité, fiscalité ou droit. »
★★★★★Julie Laniaud · avis GoogleTVA, SELARL, SELAS et SCM : les vraies questions des libéraux
Côté TVA, tout dépend de votre activité. Les soins dispensés par les professions médicales et paramédicales réglementées sont exonérés, ostéopathes et psychologues compris lorsqu'ils sont autorisés à faire usage de leur titre. Un architecte, un ingénieur conseil ou un consultant facture en revanche la TVA dès qu'il sort de la franchise en base, dont le seuil est de 37 500 € de chiffre d'affaires pour les prestations de services, avec un seuil majoré de 41 250 € en cours d'année.
Quand l'activité grandit, la question de la société arrive. Les professions réglementées peuvent exercer en société d'exercice libéral : SELARL, proche de la SARL, ou SELAS, proche de la SAS. L'intérêt se mesure en chiffres : imposition des bénéfices à l'impôt sur les sociétés, avec un taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice sous conditions puis 25 %, choix entre rémunération et dividendes, statut social du dirigeant. Pour partager des locaux, du matériel ou du personnel entre confrères tout en gardant chacun sa clientèle, la société civile de moyens (SCM) reste une formule classique, avec sa propre comptabilité.
Nous comparons ces options avec vos recettes, vos charges et vos besoins personnels, avant de vous laisser décider. Pour les sociétés, le calcul de la rémunération du dirigeant fait partie du travail.
Comment Safiance accompagne les professions libérales
Le diagnostic de votre exercice
Profession, caisse, régime fiscal, TVA, mode d'exercice en nom propre ou en société : nous partons de votre situation réelle, que vous soyez en création ou installé depuis longtemps.
Cockpit au quotidien
Banque synchronisée, justificatifs déposés en photo ou transférés par e-mail, rappels d'échéances. Quelques minutes par jour suffisent pour garder vos recettes et dépenses à jour.
La 2035 ou la liasse
Nous préparons la déclaration 2035 et ses annexes, ou la liasse fiscale et le bilan si vous exercez en société. Vous validez, nous déposons.
Le conseil au fil de l'année
Passage en société, arrivée dans une SCM, investissement dans le cabinet : vous en parlez avec Guillaume avant de signer.
Questions fréquentes
Quelle différence entre micro-BNC et déclaration contrôlée ?
En micro-BNC, vous déclarez vos recettes et l'administration applique un abattement forfaitaire de 34 % (minimum 305 €). En déclaration contrôlée, vous déduisez vos charges réelles et déposez une déclaration 2035. Au-delà de 83 600 € de recettes, la déclaration contrôlée est obligatoire.
Qu'est-ce que la déclaration 2035 ?
C'est la déclaration annuelle des revenus non commerciaux pour les libéraux au régime de la déclaration contrôlée. Elle récapitule les recettes encaissées, les dépenses payées et les immobilisations, et sert à calculer le bénéfice imposable.
Dois-je encore adhérer à une AGA ?
Le régime des organismes de gestion agréés a été supprimé en février 2025 et la majoration pour non-adhésion n'existe plus. L'adhésion n'est donc plus un passage obligé pour éviter une surimposition. Nous regardons avec vous si les services proposés gardent un intérêt.
Mon activité libérale est-elle soumise à la TVA ?
Les soins des professions médicales et paramédicales réglementées sont exonérés. Les autres activités libérales sont en principe soumises à la TVA, sauf si vous bénéficiez de la franchise en base (37 500 € pour les prestations de services, seuil majoré de 41 250 €).
SELARL ou SELAS : laquelle choisir ?
Les deux permettent d'exercer une profession réglementée en société. Le choix dépend surtout du statut social souhaité pour le dirigeant, de la façon dont vous voulez vous rémunérer et des associés éventuels. Nous comparons les deux avec vos chiffres.
Accompagnez-vous les libéraux hors de la région PACA ?
Oui. Safiance reçoit au cabinet de La Ciotat les libéraux de Marseille, Aix ou Toulon, et accompagne à distance ceux qui exercent ailleurs en France, par téléphone, e-mail, WhatsApp et Cockpit.

