Pourquoi un micro-entrepreneur fait appel à un expert-comptable
En micro-entreprise, aucun expert-comptable n'est obligatoire. Vous tenez un livre des recettes, vous déclarez votre chiffre d'affaires à l'URSSAF et vous payez un pourcentage de ce que vous encaissez. Pour beaucoup de créateurs, c'est parfait pour démarrer.
Les difficultés arrivent ailleurs : un chiffre d'affaires qui grimpe plus vite que prévu et fait sauter la franchise de TVA en plein trimestre, un versement libératoire choisi sans vérifier qu'il était avantageux, une activité mixte mal ventilée entre vente et service, ou un client qui exige une facture conforme alors que vos modèles datent de la création. Aucune de ces situations n'est grave si elle est repérée tôt.
Guillaume Mailey, expert-comptable à La Ciotat, accompagne des micro-entrepreneurs dans les Bouches-du-Rhône, à Marseille, ailleurs en PACA et partout en France à distance. Son rôle consiste à garder votre régime simple tant qu'il vous sert, puis à vous aider à en sortir au bon moment.
Les chiffres 2026 du micro-entrepreneur
Les plafonds, les taux et les seuils à garder en tête cette année. Ils dépendent de la nature de votre activité.
Plafonds de chiffre d'affaires
203 100 € pour la vente de marchandises, la restauration et l'hébergement, 83 600 € pour les prestations de services et les professions libérales. Le régime est perdu au 1er janvier qui suit deux années consécutives de dépassement.
Cotisations sociales
Un pourcentage du chiffre d'affaires encaissé : 12,3 % pour la vente de marchandises, 21,2 % pour les prestations de services commerciales et artisanales, 25,6 % pour les autres professions libérales et 23,2 % pour les professions libérales réglementées relevant de la Cipav.
Franchise en base de TVA
Pas de TVA à facturer tant que vous restez sous 85 000 € en vente de marchandises et 37 500 € en prestations de services. Les seuils majorés de 93 500 € et 41 250 € font basculer dans la TVA dès le jour du dépassement. Ces seuils restent inchangés en 2026.
Versement libératoire
Sur option, l'impôt sur le revenu se paie en même temps que les cotisations : 1 % du chiffre d'affaires pour la vente, 1,7 % pour les prestations de services commerciales, 2,2 % pour les activités non commerciales. L'option est réservée aux foyers dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas un plafond fixé par part.
Déclaration URSSAF, compte bancaire, factures : les obligations à tenir
Le régime est léger, mais il a ses rendez-vous. Les oublier coûte des majorations et parfois des échanges pénibles avec l'administration. Voici ceux qui reviennent le plus souvent dans les dossiers de micro-entrepreneurs.
- La déclaration de chiffre d'affaires se fait en ligne sur autoentrepreneur.urssaf.fr, chaque mois ou chaque trimestre selon votre choix, même quand vous n'avez rien encaissé.
- Le compte bancaire dédié devient obligatoire quand votre chiffre d'affaires dépasse 10 000 € pendant deux années civiles consécutives. Un compte courant séparé suffit, il n'a pas besoin d'être un compte professionnel.
- La déclaration de revenus annuelle reste due, même avec le versement libératoire : votre chiffre d'affaires figure sur la déclaration complémentaire des professionnels.
- Les factures doivent porter les mentions obligatoires, dont la mention d'exonération de TVA tant que vous êtes en franchise.
- La facturation électronique vous concerne aussi : réception des factures électroniques obligatoire depuis le 1er septembre 2026, émission à partir du 1er septembre 2027 pour les micro-entreprises.
« Son accompagnement pour passer de mon auto-entreprise vers une entreprise individuelle a été tout simplement remarquable. »
★★★★★Florian de Chabert-Ostland · avis GoogleQuand passer de la micro-entreprise au réel ou en société
La micro-entreprise calcule vos cotisations et votre impôt sur le chiffre d'affaires, avec un abattement forfaitaire. Vos vraies dépenses ne comptent pas. Tant que vos frais restent faibles, c'est très confortable. Quand vous achetez du matériel, louez un local, payez un sous-traitant ou roulez beaucoup pour vos clients, vous payez des cotisations sur de l'argent que vous avez déjà dépensé.
Les signaux à surveiller sont souvent les mêmes : un chiffre d'affaires qui s'approche du plafond, des charges réelles supérieures à l'abattement forfaitaire, un projet d'embauche, un besoin d'emprunter ou l'envie de lisser votre revenu d'une année sur l'autre. Il existe plusieurs sorties possibles : l'entreprise individuelle au réel, l'EURL ou la SASU. Chacune a ses effets sur votre protection sociale, votre impôt et la paperasse.
Avant de trancher, Guillaume compare les scénarios avec vos chiffres : ce que vous payez aujourd'hui, ce que vous paieriez demain, ce qu'il vous resterait en net. La décision vous appartient, simplement elle se prend avec des montants sous les yeux.
Comment Safiance accompagne les micro-entrepreneurs
Un état des lieux de votre micro-entreprise
Activité, chiffre d'affaires de l'an dernier et de l'année en cours, option fiscale, périodicité URSSAF, modèles de factures. Nous repérons les risques avant qu'ils ne coûtent quelque chose.
Le suivi de vos seuils dans Cockpit
Votre banque est synchronisée et vos factures se déposent en photo ou par e-mail. Vous voyez où vous en êtes par rapport aux plafonds et aux seuils de TVA, et les rappels d'échéances vous évitent les oublis.
Les bons choix fiscaux
Versement libératoire ou prélèvement à la source, franchise de TVA ou renonciation volontaire : nous regardons ce qui vous coûte le moins selon votre foyer et vos clients.
La sortie de la micro, si elle s'impose
Quand le régime devient trop étroit, nous préparons le passage au réel ou la création de votre société, avec un prévisionnel et les formalités.
Questions fréquentes
Un micro-entrepreneur doit-il avoir un expert-comptable ?
Non, ce n'est pas obligatoire. Un expert-comptable devient utile quand votre chiffre d'affaires approche des seuils, quand vous hésitez sur une option fiscale, ou quand vous envisagez de passer au réel ou en société.
Que se passe-t-il si je dépasse le plafond de la micro-entreprise ?
Un seul dépassement ne fait pas perdre le régime. Si votre chiffre d'affaires dépasse le plafond deux années consécutives, vous passez au régime réel au 1er janvier suivant. Mieux vaut préparer ce passage avant qu'il ne s'impose.
Quand dois-je commencer à facturer la TVA ?
Dès que vous dépassez le seuil majoré en cours d'année (93 500 € en vente, 41 250 € en services en 2026), la TVA s'applique à partir du jour du dépassement. Si vous dépassez seulement le seuil de base, la TVA s'applique au 1er janvier de l'année suivante.
Le versement libératoire est-il intéressant pour moi ?
Tout dépend de votre revenu fiscal de référence et des autres revenus de votre foyer. Pour un foyer peu imposé, il peut coûter plus cher que l'impôt calculé au barème. Nous faisons le calcul avant que vous ne choisissiez.
Dois-je ouvrir un compte bancaire professionnel ?
Un compte dédié à l'activité devient obligatoire après deux années civiles consécutives au-dessus de 10 000 € de chiffre d'affaires. Un simple compte courant séparé suffit. Nous le conseillons dès le départ, ne serait-ce que pour s'y retrouver.
Pouvez-vous m'accompagner si je ne suis pas dans la région de La Ciotat ?
Oui. Safiance suit des micro-entrepreneurs partout en France à distance, via Cockpit, le téléphone, l'e-mail ou WhatsApp. Si vous êtes à La Ciotat, Marseille ou Aubagne, vous pouvez aussi passer au cabinet.




